Comment reconnaître un “Vrai” tissu japonais

Rouleaux de tissu japonais Okinawa motif fleuri Bingata décliné en 6 couleurs différentes

Provenance des tissus à motifs japonais

Il arrive qu’on nous demande un modèle de tissu japonais comprenant une largeur de 140 ou 160cm.
Eh bien, la réponse est non ! Dans cette largeur, nous n’en possédons pas.

Nos tissus sont fabriqués au Japon. La largeur des tissus à motifs japonais produits au Japon se situe entre 106 et 112 cm (lisière comprise).
Ce standard est valable pour toutes les cotonnades de type Patchwork, Batiste, Popeline, Dobby etc…

Si la largeur du tissu que vous convoitez n’est pas comprise dans ces dimensions, c’est qu’il n’a pas été confectionné au Japon.

D’où vient le malentendu ?

Bien que certains vendeurs se jouent volontairement de cette confusion, ils ne sont pas tous malhonnêtes et ne peuvent pas toujours indiquer la zone de fabrication.

Explication :

Pour être dans les premières pages des moteurs de recherche, un article mis en vente sur internet doit avoir un titre court et contenir des mots clés pertinents.

Exemple : « Tissu japonais fleuri » ou « Tissu motif japonais ».

Pour les descriptifs des pages produits, les moteurs de recherche n’aiment pas le contenu dupliqué.

Si plusieurs termes ou expressions sont identiques au sein d’un même site (ou sur 2 sites bien distincts), les moteurs de recherches opèrent des pénalités de déclassement.

La rédaction des fiches produits doit être unique afin de proposer un contenu le plus varié possible.

Il faut donc jouer d’imagination en e-commerce pour que le descriptif d’un tissu fabriqué (ou non) au Japon ne soit ni répétitif sur son propre site ni trop similaire avec les autres sites.

Comment reconnaître un tissu japonais fabriqué au Japon
Tissu fabriqué au Japon

En cas de doute :

Il suffit de se souvenir qu’un tissu à « Motif japonais » fabriqué au Japon possède toujours une largeur qui se situe entre 106 et 112cm.

Pour trouver des cotonnades à motifs japonais de plus grande largeur, il faudra vous diriger vers des textiles dont la zone de production n’est pas le Japon. En effet, chaque pays possède son propre standard de Laize.

Les U.S.A conçoivent des textiles à motifs japonais magnifiques, très audacieux, avec un côté un peu moins sage.
Certaines illustrations comme la Geisha ou le théâtre Kabuki sont mises en avant dans un style très moderne et coloré.

Les tissus coréens dont les largeurs sont de 180cm et au-delà peuvent être intéressants pour les grands ouvrages, comme les rideaux, les nappes de table ou les housses de couette .

Budget :

C’est malheureux mais c’est une réalité, le prix vous guidera.

Les cotonnades élaborés au Japon sont en majeure partie de très bonne qualité et leurs prix vont de pair. Mais ce ne sont pas les plus chers. Certains textiles américains possèdent une finesse d’impression remarquable dont le coût justifie amplement leurs qualités irréprochables.

Conclusion :

L’important n’est pas tant la provenance du tissu mais plutôt de déterminer ses besoins.
Ai-je besoin d’une qualité irréprochable ou puis-je m’accommoder de quelques défauts ? Ai-je vraiment besoin d’une si grande largeur ? Mes projets concordent-ils avec le budget prévu ? Ce sont autant de questions qui peuvent vous guider dans vos achats.

Le motif japonais Hina Matsuri

Furoshiki motif Hina Matsuri

Le motif Hina Matsuri ou Momo No Sekku que l’on retrouve sur les tissus d’emballage tels que les “Furoshiki”, décorations, objets et autres, fait honneur aux petites filles. C’est une tradition japonaise datant de l’époque Edo.

Chaque année, le 3 mars, cette journée spéciale permet aux filles de sortir leurs plus belles poupées afin de les exposer à la vue de tous sur de petites estrades décoratives conçues spécialement à cet effet. C’est également l’occasion pour les mères et grand-mères de souhaiter leurs meilleurs vœux (bonheur, santé, réussite, … mais aussi et surtout un bon mariage avec un bon mari) à leurs filles et petites-filles. Les poupées, objets de décoration, se transmettent de génération en génération. Plusieurs dizaines de poupées peuvent être ainsi présentées dans un décor pyramidal dont la largeur et la hauteur peuvent prendre tout un pan de mur.

Présentation :

Vendues plus communément sous une protection de verre encadrée de bois vernis, les poupées en habits traditionnels sont proposées par set. A l’intérieur, un couple de poupées au minimum, puis en fonction des prix, les poupées s’intercalent rang par rang, en bas du couple principal.

Particularité :

Pour Hina Matsuri, 1 seul set par famille est offert. Par exemple; si une mère a donné naissance à 2 filles, les 2 sœurs n’ont qu’1 seul set à se partager. Idem si une troisième ou quatrième sœur venait à naître. D’où l’importance pour les ancêtres et les dernières générations de conserver précieusement leurs poupées afin que leurs générations futures aient le plus de poupées possibles.

A l’âge adulte, qui conserve les poupées ?

Autrefois, les descendants résidaient dans la maison de leurs ancêtres. Petits-enfants, parents, gendre et/ou belle-sœur et grands-parents vivaient sous le même toit. Il était donc de tradition que les poupées restent dans la maison familiale mais les temps modernes ont quelque peu modifiés les règles. Si parmi les sœurs adultes, 1 seule réside dans la maison familiale, alors ce sera elle, quel que soit son âge, qui conservera les poupées. En revanche, si aucune d’entre elles n’y réside plus, une discussion devra avoir lieu entre les sœurs.

Mais les poupées ont un coût. Toute la décoration, les vêtements, les cheveux, le maquillage et autres ornements sont entièrement faits à la main.

Considérées quasiment comme des œuvres d’art, ce sont des poupées onéreuses et quand la collection devient importante, certaines pièces très anciennes peuvent valoir très cher. On pourrait donc imaginer qu’il y ait des conflits entre les sœurs pour conserver les poupées.

Cependant, les recevoir en héritage n’est pas chose aisée. A moins que l’on ait très peu de poupées, la collection peut prendre beaucoup, voire trop de place. Il faut avoir de la place pour les stocker mais également pour les exposer ! Car en dehors du 3 mars, jour de leur « libérations » les poupées sont rangées tout le reste de l’année.

Emprisonnées dans des placards pendant 364 jours, ces poupées regrettent peut-être de ne pas être des poupées ordinaires que les fillettes pourraient habiller et dorloter à leur guise tous les jours. Mais, comme toute œuvre d’art précieuse, unique et fragile, elles doivent en payer le prix et se résigner à n’être qu’admirées de loin 1 seul jour par an.